• Je ne sais pas sanctionner

    Après avoir compris la différence entre la sanction - qui concerne l'acte commis - et la punition - qui elle est dirigée vers l'enfant sans distinction - reste l'application de ce principe et ce n'est pas une mince affaire.

    Je pense pouvoir dire que la plupart des adultes ne savent pas poser une sanction, et cela n'a rien d'étonnant car, pour la plupart, nous ne l'avons pas appris.

    Sanctionner est trop souvent compris et vécu comme un moment ou l'adulte et l'enfant s'opposent, s'affrontent, et cherchent à prendre le dessus l'un sur l'autre.

    C'est peut-être parfois le cas pour l'enfant mais pour l'adulte ce n'est pas souhaitable.

    Je vis pourtant encore aujourd'hui des situations ou malgré mon souhait de sanctionner avec bienveillance, je me surprend à employer un vocabulaire et un ton qui peut laisser penser que je veux soumettre l'enfant voire que je lui tiens rancune. Parfois même, le fait de retenir un enfant qui va se battre ou qui veut faire mal à un autre, avec un excès de force, me signifie que je ne suis plus dans la bienveillance mais dans une perte de contrôle, certes très "légère" mais bien réelle.

    Là encore l'analyse de pratiques me permet de me rendre compte de mes erreurs.

    Les réponses aux questions : "quel était mon but à ce moment là ?" "qu'est-ce que je ressens au moment ou... ?" "comment cela s'est-il traduit dans les faits ?" "Aurais-je pu faire autrement ?" "Le dialogue était-il maintenu avec l'enfant  et si oui de quelle manière?" me permettent de modifier certains de mes comportements jsuqu'à la prochaine erreur.

    Grace à ces analyses je me suis rendu compte que l'émotion, la fatigue, le bruit, le facteur temps, les préjugés et d'autres éléments extérieurs  sont des perturbateurs qui viennent contrarier mes bonnes intentions. Et même en le sachant, il m'arrive d'échouer,... mais pas de renoncer.

    Pourtant ce qui a changé, de manière cette fois irréversible, enfin je le pense, c'est que je ne considère plus du tout l'enfant comme responsable de ce que je ressens, et ça c'est déjà un grand avantage pour l'enfant mais aussi pour moi. Je peux ainsi trouver une solution pour m'aider à faire face à mes émotions.

    Je fais ma part... et l'enfant fera la sienne (ou pas).

     

    Prendre conscience

    L'idéal pour moi est de réussir à poser une limite à l'enfant tout en étant intérieurement apaisé, tranquille, serein. Pour cela, il est nécessaire d'être pleinement conscient de ce qui se passe dans l'instant présent, en moi et tout autour. Et quand j'y parviens, tout change, le timbre de ma voix, mon regard sur la situation, sur l'enfant, sur moi. c'est comme si je souriais de l'intérieur.Et curieusement, je crois que l'enfant le sent et s'apaise aussi.

     

    Nous sommes surement de plus en plus nombreux à expérimenter cette bienveillance intérieure (qui nous fait le plus grand bien) et surement aussi nombreux à nous laisser guider par elle. Par petit pas, nous testons, essayons, cherchons et parfois nous trouvons un chemin. On y laisse des traces pour la prochaine fois, pour qu'il soit plus facile à retrouver.

    Une fois suffit pour comprendre que ça existe et que c'est possible et pour que l'on ait envi d'y revenir. Une fois suffit si... on est conscient de ce qui se passe à l'intérieur et autour.

    Alors soyons conscient, attentif de plus en plus souvent.

    C'est la clé...

     

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