• Un petit poème pour ces petits bonheurs que l'on ne voit pas assez...

     

    J'ai fait la pêche aux petits bonheurs

    toute la journée, et à toutes heures

    j'ai bien rempli mon escarcelle

    Histoire de rendre la vie plus belle

     

    Ils n'étaient pas si bien cachés

    simplement là, là sous mon nez

    Mais moi je regardais ailleurs

    Cherchant le mieux et le meilleur

     

    Ici un regard serein

    Là un mot gentil tout plein

    là-bas un geste d'encouragement

    Un ptit café et 2 croissants

     

    Sûr ils ne sont pas bien grands

    ces bonheurs du quotidien

    mais ils sont là si souvent

    qu'au bout du compte, ça fait du bien

     

    On peut rester les yeux fermés

    à râler et se lamenter

    A voir le verre pas assez plein

    a regarder encore plus loin

     

    Passer son temps à espérer

    que le bonheur vienne frapper

    à la porte de notre vie

    Avant qu'elle ne soit finie...

     

    Bonne rentrée !

    Les petits bonheurs

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  • 6h45, c'est le début de la journée.

    " Le réveil est difficile mais autour de moi, ça s'active déjà. J'entend "dépêche-toi, on va être en retard !" Un brin de toilette rapide, un verre de lait, un pain au chocolat que je finis dans la voiture, il est 7h15 et c'est parti.

    7h30: J'arrive dans mon établissement. Je rejoins quelques collègues de travail dans une salle annexe. On discute un brin et on s'occupe en attendant.

    On nous demande de pas faire trop de bruit.

    8h20: On va prendre un peu l'air avant d'attaquer le travail.

    8h30: La sirène retentie, Mme Ralin, notre responsable, nous appelle. Elle Alez au boulot !nous réunit avant de nous faire tous rentrer dans les bureaux, dans le calme, s'il vous plait. Je sors mes affaires et je me mets au travail . J'ai du mal à me concentrer et je ne comprend pas tout ce que dit Mme Ralin qui me reproche ma lenteur. La matinée est ponctuée par quelques disputes entre collègues et une crise de colère de notre responsable. Elle dit qu'on est des ânes.

    10h, c'est la pause pendant quelques minutes. Je vais me dégourdir les jambes et décompresser un peu.

    10h20. On retourne au travail. Une altercation avec un de mes collègues me vaut une bonne engueulade de la part de notre responsable et une mise à l'écart pendant quelques minutes dans le couloir.

    11h30. La sirène me libère d'une matinée difficile. Je suis en colère et j'ai besoin de me calmer. Mais à peine dehors, il faut déjà se préparer pour aller manger. Je vais me laver les mains, dans le calme sil vous plait et on va tous ensemble à la cantine qui se trouve juste au bout du batiment.

    La personne qui nous accueille gesticule beaucoup et crie presque à chaque fois qu'elle prononce un mot. Plus de place à côté de mes amis me dit-on, je me retrouve à une table avec d'autres personnes plus jeunes que moi, que je ne connais pas vraiment. Je dois les aider à se servir parait-il... Je n'aime pas le plat du jour et pourtant la dame qui me sert me demande de finir mon assiette. Il y a du bruit. J'ai mal à la tête...

    12h30. Je sors du réfectoire un peu énervé. A peine dehors Madame Ralin vient me chercher pour aller travailler, encore. J'ai pris du retard,qu'elle dit, alors il faut que je "fasse des efforts".

    13h15. Ouf, je vais pouvoir souffler un peu avant de retourner derrière mon bureau. Un petit moment de détente avec mes collègues!

    13h30. On retourne au "boulot".

    15h: Une petite pause pendant 20 minutes pour se défouler un peu et c'est reparti. Je n'ai plus envie d'écouter et j'en ai marre d'être là.

    16h30.C'est la sortie, j'avale une barre de chocolat et je retourne dans une salle annexe comme le matin, avec quelques amis et d'autres qui attendent comme moi 17h30.

    17h30: OUF ! Après 10h passées ici, je rentre à la maison ! Je suis crevé... Arrivé chez moi , je prendrai une bonne douche et finirai le travail que Mme Ralin m'a donné à faire pour demain et si tout va bien, après le repas, j'irai m'éclater sur ma play!

    Et demain, on remet ça... "

     

     

    Voilà, c'était la journée ordinaire de Tom 9 ans élève de CM1.

    Toute similitude avec un environnement professionnel quelconque serait fortuite.

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  • Est-ce que les enseignants sont des éducateurs ?

    Le sujet est sensible et complexe et il n'est pas rare que le débat s'enflamme lorsque l'on pose cette question. Certains enseignants disent ne pas avoir les moyens d'éduquer, classes et programmes surchargées, manque de formation,..., d'autres reconnaissent ne pas être là pour ça, l'instruction, oui, l'éducation, c'est pas leur affaire.

    Et en pratique, que fait le professeur dans sa classe ? Il délivre son savoir, certes, mais sans doute, parfois sans le vouloir, il montre un peu de son éducation(voir plus loin rapport Thélo). La façon qu'il a de s'adresser aux élèves, de gérer le travail de chacun, de noter, de commenter les diverses situations de vie de la classe voire de commenter l'actualité, etc... Lourde responsabilité que certains enseignants préfèrent ne pas endosser et on peut les comprendre. Mais qu'on le veuille ou non, l'élève, lui, ne fait abstraction de rien (sauf de certains cours me disait un collègue ). Et le fameux "pourquoi ?" ne tarde pas à apparaître dans la discussion entre l'adulte et l'enfant: "Pourquoi vous me dites que je suis nul ? "Madame, pourquoi vous en avez toujours après moi ?" ".....pourquoi vous, vous avez le droit d'avoir un portable en classe ?" Etc, etc...

    "Quel manque d'éducation !" diront certains professeurs. S'attaquer à l'adulte tout puissant, quelle fronde, quelle insolence ! Ah ! le bon vieux temps ou l'élève se prenait des coups de règles sur les doigts, des humiliations devant toute la classe, mmmh...,que ça faisait...MAL !

    S'adapter à cette nouvelle configuration ou l'enfant donne son avis (parfois de http://profarchere.canalblog.com/tag/violencemanière ...impromptue), la plupart l'ont bien compris et ne se pose mème plus la question de savoir si cela est normal. D'autres(une minorité ?) vivent très mal, ce partage de la parole (et du pouvoir ?) et font de la résistance, quelquefois au détriment de l'enfant. Et la classe se transforme alors en camp disciplinaire ou les ordres sont les ordres, où la violence verbale et psychologique (et parfois physique) reste un outil que l'adulte se réserve le droit d'utiliser..."si besoin". Le pire est lorsque cela se produit avec des jeunes qui vivent dans un environnement social ou la violence est quotidienne et les bases éducatives très instables pour ne pas dire inexistantes. Dans ce cas, l'école et ses valeurs républicaines délivre à cet enfant une image très éloignée, sans doute, de ce pourquoi elle a été instaurée.

    Mais peut-être que j'aborde là un sujet tabou ? En effet, on parle beaucoup de la violence entre enfants, mais moins de la violence entre enfant et adulte, peut-être parce que cela n'est pas facile à admettre. Certains néanmoins abordent le sujet (voir ICI ).

    J'ai relevé quelques passages (pardon pour le Copyright) du rapport de la Commission sur "l'Avenir de l'Ecole" (Claude Thélo), publié en 2004, qui me laisse à penser que si " l'école de la réussite" existe dans le coeur et dans l'esprit de beaucoup de professeurs et de parents, elle est aussi présente sur un rapport qui est peut-être dans un tiroir du Ministère de l'Education Nationale. L'espoir est donc permis...

     

    P34/Les missions prioritaires de l’École : Eduquer, instruire, intégrer et promouvoir.

    Le choix fondamental en faveur de la réussite de tous les élèves se décline en trois axes de réflexion relatifs aux grandes missions de l’École que la Commission juge absolument prioritaires : éduquer, instruire, intégrer et promouvoir. ...............

    Parce qu’elle avait peut-être été oubliée, il faut rappeler avec force la dimension éducative de l’École : l’enseignement ne se suffit pas à lui-même, et d’ailleurs, un enseignement strictement réduit à lui-même ne pourrait exister. Même s’ils ne le savent pas, même s’ils s’en défendent, tous les adultes qui travaillent dans un établissement scolaire font de l’éducation, ne serait-ce qu’à travers l’image du monde adulte dont ils sont porteurs.

     

    En conclusion, Certes les moyens manquent pour que l'école joue pleinement son rôle, les conditions sont difficiles pour beaucoup d'enseignants, mais il y a très surement un débat à ouvrir au sein de l'école pour tenter de remettre l'enfant au coeur de la démarche éducative et des objectifs communs.

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  •  

    Quel exemple donnons-nous aux enfants lors d'un conflit quand nous nous sentons attaqués, violentés par l'autre?

    Faisons-nous preuve de raison et de bienveillance ou plutôt d'excès et d'absurdité ?

    « Eduquer peut se résumer à montrer l'exemple »En vérité, nous aimerions bien que l'enfant ne reproduise pas nos erreurs et qu'il sache, du haut de sa petite expérience de la vie, faire mieux que nous qui sommes, reconnaissons-le, bien trop souvent incapables de nous défaire de la violence qui est en nous.

    «La violence est la manière naturelle de régler le conflit » : ce qui n’est pas naturel, et qui est donc le fruit de l’éducation, c’est la capacité de nouer une relation respectueuse avec autrui.”

    C'est cela que nous attendons de l'enfant ! Qu'il se montre plus éduqué et plus sage que nous ne le sommes nous-même. C'est un peu fort de café non ?

    Malheureusement, cet enfant nous ressemble, il nous imite, le bougre, et il fait ça tellement bien qu'il en devient énervant. Habitué qu'il est à nous voir (les grands) régler les conflits en criant, en menaçant, en humiliant, voire pire, qu'il croit - comme nous - que la seule solution face à la violence c'est...la violence "Vie pour vie,oeil pour oeil, dent pour dent".

    Ce qui est difficile pour nous l'est d'autant plus pour lui qui n'a pas l'expérience que nous avons, la maturité qui est la nôtre et le statut d'adulte qui, quoi que l'on puisse en dire, nous protège. Pourtant nous ne nous montrons, la plupart du temps, guère indulgent avec ce jeune apprenti à qui nous demandons la lune.

    Sommes-nous prêt à l'admettre ?

    Nous pourrons lui apprendre les messages clairsla médiation ou tout autre technique pour l'aider à se défendre sans violence, à relativiser le conflit, à travailler sa posture, sa voix, sa gestuelle,…, il lui sera malgré tout, bien difficile de trouver la force et la motivation pour cultiver, chaque jour, ce qu'il a de meilleur en lui si, tout autour, ses camarades et les adultes continuent à crier,à frapper,à humilier et qu'il ne reçoit pas d'encouragements quotidiens et des conseils pour continuer sur la voie de la sagesse.

     

    Si l'on veut que l'enfant refuse la violence

    aidons-le de la meilleure façon qu'il soit :

    Montrons-lui l'exemple* !

     

    (*) Montrer l’exemple ne signifie pas pour autant être parfait. C’est au contraire montrer ce que nous sommes vraiment, imparfait, faillible...humain. C’est peut-être en pensant à ce que nous sommes vraiment, au delà de certaines postures, que nous pourrons aller vers plus de tolérance face à cet enfant qui essaye mais n’y arrive pas…

     

    “Chaque fois que vous brimez quelqu’un qui cherche à s’acquitter d’une bonne action, un ange meurt…”

     

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