• Au delà des intérêts de l'adulte, des institutions (parents, enseignants, syndicats, élus, Education Nationale,collectivités...) et des débats ou chacun tente d'imposer et d'argumenter son point de vue, quels rythmes respectent au mieux la santé et le bien-être de l'enfant ?

    En 2010, l'Académie Nationale de Médecine avait émis des recommandations qui placent l'enfant au centre de la réflexion, ce qui, à priori, parait assez... logique.

    Voici quelques passages issus du site Internet:
    www.academie-medecine.fr.

    Recommandations destinées aux décideurs :

    -Mettre l’enfant au centre de toute réflexion sur le temps scolaire, en tenant compte des connaissances actuelles sur les rythmes circadiens et les besoins physiologiques des enfants et des adolescents, en introduisant la notion d’hygiène de travail respectant leurs rythmes.

    -Aménager la journée scolaire en fonction des rythmes de performance et enseigner les matières difficiles aux moments d’efficience scolaire reconnus, en milieu de matinée et en milieu d’après-midi.

    -Aménager la semaine sur quatre jours et demi ou cinq jours en évitant la désynchronisation liée à un week-end dont le samedi matin est libre.

    -Respecter le sommeil de l’enfant et le considérer comme un sujet de santé publique au même titre que tabac, alcool et alimentation.

    -Évoluer vers un calendrier de sept à huit semaines de classe et deux semaines de vacances ce qui implique un remaniement des premier et troisième trimestres.

    -Alléger le temps de présence quotidien de l’élève à l’école en fonction de son âge.

    -Créer un Observatoire des Rythmes de l’enfant pour suivre les aménagements du temps scolaire permettant de faire des propositions.


    (Le texte complet ici )

    et une formule de Mr Meirieu pour terminer:

    « Ce qui fatigue, ce n’est jamais ce qu’on fait, c’est ce que l’on n’arrive pas à faire ». Pour être attentif aux rythmes de l’enfant dans leur complexité et dans leur variabilité, il s’agit donc de prendre en compte tous les temps et , urgemment, de « prendre le temps d’apprendre » .


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  • -Te souviens-tu quand tu allais vers les autres sans faire de distinction, sans préjugé, sans appréhension?

    - Non..., je ne m'en souviens pas.

    -Tu étais plein d'enthousiasme et de joie de vivre, et maintenant...

    -Il y a longtemps.

    -Tu voulais tout apprendre, tout découvrir...

    -J'étais enfant.

    -Tu pardonnais vite et tes rancœurs ne duraient pas.

    -Peut-être...

    -Tu étais heureux d'un rien, heureux de vivre tout simplement.

    -Sans doute...

    -Tu as oublié ?

    -Oui...

    -Pourquoi ?

    -J'ai grandi...

     

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  • Cette histoire raconte comment une communauté de petits rongeurs qui traverse une passe difficile réussit à surmonter les divisions et les différences qui éclatent au sein du groupe pour survivre.

    J'ai écrit cette histoire pour les éducateurs qui souhaitent ouvrir le débat sur la tolérance, le racisme,...avec les jeunes publics, et pour les enfants bien sûr...

    Pour une utilisation pédagogique non commerciale.

    Merci de citer l'adresse de ce blog pour toute diffusion sur Internet.

    Copyright ©2013

     


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  • J'ai observé à plusieurs reprises combien l'humour pouvait permettre d'atténuer, de contourner dans certains cas, la moquerie, l'humiliation qui revient sans cesse et semble trouver dans la peur, la tristesse, la colère de la victime, plus de force et d'intensité.

    Lors d'un stage ados, l'injustice que j'ai pu ressentir face aux moqueries dont a été victime une enfant, m'a donné envie de ré-écrire l'histoire à ma manière. Je me suis pour cela inspiré d'autres situations ou les harcelés ont parfois fait preuve d'un humour et d'un sens de l'auto dérision... désarmants. Bien sûr, cette histoire peut paraître un peu simpliste voir simplette dans son dénouement.

    J'ai surtout voulu souligner l'importance de la parole et de l'entraide entre enfants car je crois que c'est un élément important. L'emprise du groupe me semble aussi être un facteur aggravant.

    A mon avis, dans l'arsenal des moyens pour lutter contre le harcèlement à l'école, on devrait prévoir des cours de rhétorique, créer des groupes de théâtre d'improvisation spécifiques dans les collèges et lycées pour aider les enfants à prendre davantage confiance en eux et conscience qu'ils peuvent se défendre avec des mots, sans violence et qu'ensemble ils sont plus forts.

    Peut-être que cette petite histoire servira à des parents, des enseignants ou à des jeunes à qui je m'efforce, autant que je le peux, de répéter combien ils ont raison de résister et de se battre pour affaiblir la portée des mots et des violences qu'ils reçoivent de la part de leur pairs mais aussi, d'une partie des adultes, qui trop souvent, par leur silence, joue le jeu de la violence.

     

    Cécel et les moqueurs

     

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  • Le taux d'enfants pauvres dans les Bouches du Rhône est de 33%. Je suis abasourdi par ce chiffre...

    Comment vit-on l'école quand on ne mange pas tous les jours à sa faim, quand nos habits sont usés, quand notre logement est insalubre ou trop exigu ?

    Les contraintes scolaires, les devoirs, l'assiduité, la discipline, etc..., ça donne quoi pour un enfant qui vit dans la pauvreté ? Peut-on étudier correctement à la maison, recevoir de l'aide si besoin ?

    Comment ça se passe ?

    En puisant dans mes souvenirs, je crois savoir que ce n'est pas agréable du tout.

    Je ne peux alors m'empêcher de penser à toutes ces familles, ces enfants en souffrance à qui on demande de vivre l'école comme si de rien n'était et qui se battent au quotidien pour subvenir à leurs besoins essentiels.

    Les valeurs de la République ? Difficile dans ces conditions d'y penser et encore plus d'y adhérer, non?

    Le dossier complet en cliquant sur le schéma.

    La pauvreté des enfants en PACA

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Est-il possible de mieux vivre ensemble sans se préoccuper des autres, de leur besoins, de leurs attentes ? Est-il envisageable de demander du respect, de l'écoute, de la tolérance si nous ne sommes pas en mesure de proposer la même chose aux autres ?

    Depuis pas mal d'années maintenant, j'organise au sein de mes groupes le "comment ça va ?. Tout est dans l'intitulé et l'article sur le sujet vous donnera surement des infos.

    Le but pour moi n'est donc pas d'écrire la même chose, mais de parler de ce que peut apporter d'autre ce véritable rituel que la grande majorité des enfants plébiscite à chaque séance.

    Malgré toutes ces années, je suis, encore aujourd'hui, quelquefois surpris et profondément touché par ce que j'entends. J'aimerais que l'enseignant ou le parent soit à mes côtés, à certains moments, pour entendre les paroles de ces enfants inquiets parce que " maman est à l’hôpital" ou stressés par "l'évaluation de tout à l'heure". J'aimerais qu'ils entendent quand des enfants, malheureusement "étiquetés" comme difficiles, se disent effrayées à l'idée d'être grondé par le parent ou par la maitresse, ces petits "durs" que l'on pourrait facilement imaginer faire preuve d'arrogance, déclarer "Je suis triste parce que j'ai été puni tout à l'heure par ma maitresse".

    Assis en tailleur, les autres enfants écoutent. J'assiste parfois à des querelles parce que l'un a fait le reproche à son voisin "Je suis pas content parce Julien m'a poussé tout à l'heure et m'a pas dit pardon", à des réconciliations aussi "Pardon, je ne savais pas que le mot que j'ai dit...".

    L'enfant apprend à dire ses émotions, se déleste aussi de ses contrariétés , de ses peines, partage aussi ses joies, mais il y a également l'effet que cela produit sur le groupe entier. "Les autres aussi ont peur"me disait une petite fille après avoir montré sur la réglette des émotions le petit visage bleu signe d'une certaine inquiétude . Est-ce rassurant de voir que les autres aussi ont des peurs, des tristesses ? Est-que ça nous rapproche d'entendre que les autres enfants et l'adulte référent ont, eux aussi, des émotions ? En toute sincérité, je le crois.

    Améliorer le vivre ensemble au sein d'un groupe: Le travail sur l'empathieJ'irais même plus loin en disant que cela peut aider les uns et les autres, et notamment l'adulte, à changer son regard sur cet enfant que l'on ne supporte plus et qui soudain vous parait tellement différent lorsqu'il dit sa tristesse ou sa fatigue, lorsqu'il raconte qu'il s'est couché tard la veille. Peut-être cela aide-t-il à passer outre les préjugés qui ont la vie dure et qui nous font tellement interpréter et imaginer ce que l'enfant doit dire dans sa tête et ressentir dans son cœur. A tel point qu'il devient pratiquement impossible, pour certains, d'observer et d'écouter l'enfant, sans que des pensées parasites viennent interférer dans la communication.

    Les enfants aussi sont souvent prisonniers de l'image qu'ils ont de cet autre. "Il ment tout le temps" ou encore "Il est toujours méchant, il embête tout le monde". Ces petites phrases en disent long sur le travail que devra réaliser l'autre pour sortir de cette "prison". Mais cet autre aura-t-il finalement la force et l'envie d'en sortir en sachant les efforts qu'il lui faudra accomplir ?

    Pourtant lorsque les émotions et parfois les besoins s'expriment, le masque tombe et l'on peut enfin apercevoir une autre facette que l'on ne voyait pas ou ...plus.

    Comme nous, cet enfant aussi a des besoins qui parfois lui font faire des choses que les autres n'approuvent pas toujours. Cela ne veut pas dire que tout se pardonne plus facilement mais peut-être que de connaitre sa peur ou sa tristesse va me permettre de rester plus facilement conscient que si l'acte est répréhensible la personne ne doit pas être pré-jugée.

    "Rien n'est écrit, tout s'écrit ici et maintenant" dit l'adage.

    Voilà pourquoi, avec le temps, j'ai compris combien ce moment d'échange et d'écoute était bien plus important que ce que j'avais imaginé au début.

    Petits et grands, il peut nous conduire sur le chemin de l'empathie et ouvrir de nouvelles perspectives dans la relation avec l'autre et avec nous-même.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • l’Éducation Nationale et l'UNICEF ont mis à disposition des éducateurs toute une palette d'outils pour aborder l'actualité du moment suite aux attentats terroristes survenus en France en janvier 2015. J'ai eu envie de faire une synthèse de ces initiatives au risque d'en oublier et je m'en excuse.

    Educatrices, éducateurs, à nous de jouer !

    La liberté d'expression expliquée aux enfants

     

     

     

     

     

    Eduscol: Comment parler d'un drame de l'actualité aux élèves ? Une page pleine de ressources !cool

    avec notamment:

    -Un numéro de 1jour1actu  (presse junior) qui explique les attentats, ce qu'était Charlie Hebdo et parle de la liberté d'expression

          + Une fiche sur "C'est quoi la liberté d'expression ?" avec une petite vidéo sympa

    -Mon quotidien (presse junior) qui aborde également les sujets de cette actualité avec une rubrique "comment les élèves, les profs en ont parlé ?" et, enfin, une explication sur ce qu'est un dessinateur de presse.

    -Le Petit quotidien avec en fin une petite Bd sur la liberté d'expression

    -Astrapi avec là encore des très beaux textes très simples pour répondre aux questions des enfants.

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    UNICEF propose une page " Ressources " avec notamment:

    -Une fiche synthétique pour faire le lien entre les évènements et les droits des enfants ou vous trouverez des tas d'informations sur le sujet. Une belle façon d'aborder les libertés dont nous bénéficions en France  dont... la liberté d'expression.

    -Un document sur l'égalité pour parler aux enfants de ce concept républicain et de son importance dans notre société.

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    Quelques dessins issus des documents cités avant :

    1jour1actu

    Petit quotidien

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Astrapi 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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